Parenthèse sur deux jours délicieux.

Parenthèse sur deux jours délicieux.
Artefacts :


_Gogol Bordello (avec le courage d'être le premier et une dégaine de fou) +++
_BB Brunes (laisse moi rire la guitare hello kitty et le "bien ou bien Strasbourg?" entre les chansons) - - - -
_Serj Tankian ( prix de la totale classe et tout et tout ) +++++
_Birdy Nam Nam (je me souviens plus, mais je crois que c'était bien) +++
_Justice (j'étais sceptique et hormis la hype parisienne c'était totalement la transe ) +++++
_Vitalic (vu des gradins et bon j'ai dormi j'avoue ^^) +
_Mix Master Mike ( rien à dire c'était bien) +++


deuxième jour :

_Daniel Darc (bourré pas content et bon Darc quoi mention spéciale pour nous avoir lu la Bible à la fin du concert -__-) +
_Aaron (sans les cris hystériques c'était très bien) ++
_Renan Luce (woué bon ben rien de spécial mais bien) ++
_Dionysos (extase et bleus et attouchement sur Mathias ha *_*) +++++
_ Grand Corps Malade ( dans les gradins état second dû à la fatigue et donc très bien) ++++
_ Cali ( OMG ce mec est terrible et fou et magnifique) ++++++
# Posté le dimanche 20 avril 2008 07:39

This Charming Man

Crache. Crache-les.
Lave tes rivières mourantes de tout ce qui vient atténuer leurs flots.
Ouvre tes yeux sur les naissances des cent mille merveilles des Mondes, sens comme tout brûle, comme tout peut exploser d'une minute à l'autre. Toute immobilité cherche de nouveau à se rompre, à marcher. C'est dans la nature et dans les Hommes. Les chutes des murs sont les plus belles d'entre toutes.
La tâche d'encre va grandir, s'épanouir comme un amour violent.


__________

L'esprit coule comme un fleuve en colère, précipite sa violence sur toutes tes insularités dorénavant englouties comme des Atlantides frustrées. Ce sont les ruines aquatiques de tes Idées qui gisent. Le sable vient doucement se déposer sur les détails pour les masquer tandis que le sel ronge les colonnes ancestrales de ton espoir.
[Poséidon qui est un vieil enfoiré laisse faire]
Tes îles aux forêts décapitées ont des plages vaseuses où la vie reste figée. Le Vent lui-même se refuse à passer.
L'esprit coule comme de la lave et se déverse sur les Vestiges. Te voilà condamner à l'immobilité millénaire.
This Charming Man
# Posté le samedi 12 avril 2008 11:13
Modifié le lundi 14 avril 2008 14:43

Lettre au Serpent.

Lettre au Serpent.
Dear,

“I don't know what it is that I like about you,
But I like it a lot. “

Oui, beaucoup.

Seulement cet “amour” est si flou qu'il meurt presque étouffé dans ses propres éthers.
Je ne serai pas, jamais, la chose à mots disponible pour tes expériences artistiques, ou autres. Peut-être que ce n'est pas ce que tu penses. Mais c'est là mon ressenti.
Je vois si bien cette proximité possible, niveau art, ces plafonds détruits mais tu obnubiles un peu trop mon encre à mon goût, sans le faire exprès, et tandis que cette importance augmente mes attentes et déceptions restent intactes.
N'oublie pas que je suis la Louve. Jamais tu ne devras penser que je t'appartiens et si tu me fais mal je rendrais le coup en double.
J'ai terriblement envie que les choses avancent dans le sens décadent prévu. Jamais je n'ai aussi bien eu de visions concernant un être. Ou peut-être que si, mais ce n'est pas important.
Comme je joue gros en étant à tes côtés. Délicieusement, oui !
Et puis quoi faire de ce présent ? Je vois bien tous les moyens possibles pour les plans, mais pas quand nous allons les entreprendre.
Tout risque de rester à l'état embryonnaire, imagine tous ces f½tus d'idées mort-nés, ce serait un horrible gâchis.
Tu sais sans savoir ce que je veux et peux, et je ne veux et peux pas être immobile. Au sens figuré.
Je bois du café en regardant le ciel s'assombrir, ce n'est même pas beau, juste inquiétant.
[Alors on les ouvre ces portes ?]
Je suis prête à te faire visiter chaque recoin de Wadingster, je suis sûre que tu pourrais te plaire là-bas. Oh et ces explosions solaires, tu devrais voir ! Invitations aux Voyages.

Je te mords tendrement,

Londres
# Posté le samedi 05 avril 2008 14:20
Modifié le mercredi 09 avril 2008 08:48

Or rouge.

Or rouge.
Ah Transe fracassante frénésie qui tout d'un coup survient. Elle se sent aux omoplates aux poignets, tout l'être dit : ECRIT. Et j'obéis sinon je me sens amère comme jamais. C'est impossible de résister de toute façon. Ces moments-là sont magnifiques. Je ne sais pas de quoi je parlerai dans la prochaine ligne. C'est presque trop beau pour un seul être, cette énergie qui dévaste devrait être partagée. Mais comment se transmet-elle ? Est-elle électrique, est-elle une substance, quelque chose de spirituel, de l'ordre de la banale bondieuserie ? Bien sûr que non, ah oh mais quoi alors ? Il y a forcément un choc dans le corps qui se produit lorsque l'inspiration vient puisque tout dedans le ressent. Je n'ai pas envie de vulgaire explication, enfin de raisonnement scientifique. C'est autre chose qu'il faut chercher. Ca se prononce discrètement dans la continuité de la Pensée, de la main, de l'Encre et du papier. Ca s'annonce si délicieusement dans les muscles ! Alléluia, ils diraient !
Voilà que tout s'atténue un peu. Peut-être est-ce une feinte, souvent ça revient très vite et j'écris d'autres pages. Je sais que c'est dans la concentration, dans la posture, l'intensité mais c'est plus encore, car on peut avoir tous ces symptômes et ne rien écrire.
Oh j'en parle comme d'une folle maladie. Béni soit le jour où je l'ai attrapé, ah religion va t'en de mes mots, le Païen seul permet des yeux neufs sur les Mondes. On les connaît, mais on n'y voyage pas encore, c'est sale cette Attente qui pourrit et s'étend dans ma poitrine, qui s'insinue dans les organes et dans le miel bleu des mots.
Faites-moi passer ce goût insupportable, j'avalerai n'importe laquelle de vos liqueurs tant qu'elle me lavera et plongera l'ancestrale immobilité des Saveurs dans le Mouvement.
Quel épuisement !
Ah ! Transes-amours, vous seules en vérité êtes la Passion.
Quel Sel sans mer ! Quelle Quintessence !
En voilà, des Instants ! Rares et précieux, et Rouges comme un nouvel or.


# Posté le mercredi 02 avril 2008 15:30

Lisa Begmerth est la fille la plus commune du monde. Elle se promène la nuit sur les toits et boit son thé dans les vergers. Ah ça oui! on pourrait presque croire à sa transparence.

Lisa Begmerth est la fille la plus commune du monde. Elle se promène la nuit sur les toits et boit son thé dans les vergers. Ah ça oui! on pourrait presque croire à sa transparence.
Il me manquait des mots. Je ressentais le besoin de Quête, d'apprentissage, bien avant celui de l'Etude et de la Pratique. Je sentais mon vocabulaire tourner, comme moi, en rond. J'utilisais des mots qui se voulaient forts, et éclatants. Tranchants. La quiétude ne durait qu'un temps. Il me fallait de nouvelles sonorités, m'approprier ces mots comme des armes pour déverser leur Beauté sur le monde.
Avant de connaître le sens même, je faisais résonner les syllabes dans mon esprit puis sur ma langue. Des nouveaux paysages s'avançaient. C'était une douleur exquise que de sentir éclore dans ma bouche toutes ces aubes nouvelles. Et pourtant, j'avançai, les yeux fixés sur l'objectif ( flou-extase) , je voulais inscrire ces Animaux d'encre au plus profond de moi.
# Posté le jeudi 27 mars 2008 06:43
Modifié le jeudi 27 mars 2008 12:56