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mes histoires se retrouvent sans encre, et je voudrais tant qu'elles soient submergées de mots, qu'elles soient achevées mais
je n'arrive plus à écrire quelque chose sans absurde.
faute au Serpent faute au temps faute à l'Attente faute à l'Autre aussi.
faute à moi.

c'est bien aussi, je l'avais voulu à vrai dire, ce détournement de l'écriture , même si je n'ai pas forcé, c'est venu tout seul. On y prends goût, c'est un peu tard.
L'ancien me manque quand même enfin, je voyais un impact un effet qui s'altère.
C'est peut être le prix à payer.

Un jour je commencerai Melancholy Square (cf London-clouds pour les nouveaux venus) pour de bon, mais je ne peux pas forcer, j'ai déjà essayé ça ne donne rien de bon. J'en ai très envie mais je n'ai plus la capacité pour l'instant. Et plus de temps. Et beaucoup de lassitude.

mes histoires se retrouvent sans encre.
mes Chimères elles, en dégoulinent, alors je continue par là, vers Wadingster.



# Posté le mercredi 05 mars 2008 14:17
Modifié le mercredi 05 mars 2008 14:27

Rendez-vous à Wadingster.

Il y a un pays à Chimères
Un monde libre et brouillon
Accessible par l'hallucination
Bleu par neuf mers
Une Byzance par expansion
Digne de l'Arcadie par l'Albion
Où les Instants et l'éphémère
Permettent une multitude de visions
Dans l'Ivresse et la Communion,
S'étendent devant nous les Chimères de Wadingster.
Rendez-vous à Wadingster.
# Posté le mardi 04 mars 2008 12:42
Modifié le mardi 04 mars 2008 14:01

Complément du Manifeste?

Complément du Manifeste?
L'écrit décadent permet par l'absurdité première de détacher l'humain du réel, rompre ses cordes d'Obligations. Avant tout de lui offrir une autre vision de la réalité.
Une chaise n'est plus obligatoirement une chaise.
Ton amour est une infinité de combinaisons éclatantes, ou bien un simple concept.
Ce n'est pas que le don de soi et inversement.
Ecrire décadent est toute ouverture sur le monde, toute porte décadenassée et toutes idées préconçues pulvérisées. [if you close the door...]
L'écrit décadent coure vers le Beau et le propose à quiconque veut autre chose qu'un principe.
Ouvrir les yeux sur la lumière d'autres mondes semble à présent nécessaire.
Les paupières goûteront au frais.
Ce n'est pas que Prophétie.
C'est toute alternative à tous niveaux et tout choix de l'Ivresse de la vie. Le Beau rejoint l'imperfection l'asymétrie et autre non-conditionnement de la Pensée.
Il faut savoir réfléchir par soi-même et vivre chaque Instant.
A ce sujet, l'Instant, le Hasard et l'Ouverture d'esprit vont encore à la Beauté. L'Aube et la Nuit sont toujours des moments de Plénitude (créative). A vous de faire du reste la même chose.
Les chemins de terre inondés de soleil sont tous praticables.
Allons-y.
# Posté le lundi 03 mars 2008 16:10

La mort sur le ferry.

C'est vide maintenant.
La fatigue et la situation empêchent tout écrit détaché du réel, toute écriture automatique. C'est lourd, lourd. Ecrasant. Tu as vidé les mots d'aujourd'hui. J'aurai sûrement écrit, mais tu les as exterminé de ma pensée, sans faire exprès, à présent je suis fatiguée comme après mille ans sans dormir.
Vide. Rien. C'est creux.
Pas le creux du manque mais celui de la tristesse.
Je ne veux pas devenir comme toi.
# Posté le samedi 01 mars 2008 14:53

Les jours perdus.

Les jours perdus.
et je pleure les jours perdus qui tombent comme des gouttes sur le sol
ils étaient beaux ces jours là sans difficulté sans attentes juste la Vie
il était facile de voler de séduire et d'oublier
il faut croire que la pesanteur m'a assassiné.
alors dans le fracas du verre et de la colère pâle
je pleure les jours perdus
égorgés dans la mémoire et
grattés avec force sur le bitume
on fait partir des bateaux en papier
qui font baver leur encre noire
les lettres s'y brouillent
les jours perdus
les jours perdus
tout du beau bruit est mort en silence
les garçons prometteurs aussi
avec fracas eux
avec l'éclat laid de la prospérité fabriquée
je pleure les nouveaux jours
sans soleils
sans écrire
sans rien dire
sans respirer
dans l'immobilité grisâtre
de la dépression
dans la douleur banale
qui se traîne
des larmes tranquilles
sur les souvenirs
sur les envies
tout est enfoui
dans le grand cachot profond des Obligations
ils tuent ils tuent ils tuent
à grands coups de couteaux
qui gênent les Mouvements
mes jours de Vie perdus
tout froids et morts
au matin dégueulant le reste de mes Trésors
les jours de bohème perdus
il reste les jours à venir,
gris gris à mourir.
# Posté le vendredi 22 février 2008 10:26
Modifié le samedi 23 février 2008 08:48